Stéphanette (René Bazin)

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10,30 

« Cette nouvelle est la première que j’ai écrite. Cela me reporte à quelque douze ans en arrière, à un certain déjeuner chez un ami, où M. de Mayol de Luppé, alors directeur de L’Union, me proposa, à moi intimidé, balbutiant et heureux, de m’ouvrir ses colonnes ».

Description

Le premier roman de René Bazin !

« Cette nouvelle est la première que j’ai écrite. Cela me reporte à quelque douze ans en arrière, à un certain déjeuner chez un ami, où M. de Mayol de Luppé, alors directeur de L’Union, me proposa, à moi intimidé, balbutiant et heureux, de m’ouvrir ses colonnes ».
J’écrivis, – avec quel amour et quel soin, mon vieux manuscrit, vous êtes là pour le dire ! – l’histoire de Stéphanette, qui n’était pas tout inventée par moi, loin de là. Hudoux a vécu ; j’ai vu dans mon enfance la rue de l’Aiguillerie, avec ses maisons anciennes, aux pignons pointus, aux façades décorées de croisillons de bois ; et les paysages que je peignais, je les avais sous les yeux : c’étaient nos chers noyers de la Buffeterie, plus touffus, plus gros, plus âgés que le logis lui-même, pas plus verts cependant ; car du lierre, des vignes vierges, des rosiers grimpants, je n’en ai jamais vu tant qu’autour de nos fenêtres. C’était aussi la campagne boisée, incroyablement déserte, silencieuse, enveloppée dans les replis des futaies de Pignerolles. Les chansons mêmes je les avais entendues, et les récits de chouannerie qui m’avaient si souvent fait frissonner, quand mon grand-père les chantait ou les contait, lui dont le père s’était battu en ce temps-là.
Stéphanette parut signée d’un pseudonyme, naturellement. Ce fut le dernier feuilleton de L’Union, qui cessa de vivre en même temps que le prince dont elle servait la cause. Le dernier numéro du journal est, je crois, celui où la mention « fin » est mise au bas de « Stéphanette, par Bernard Seigny », et le contraste était grand, je m’en souviens, entre les articles de deuil dont il était rempli et ce dénouement d’une histoire d’amour si joyeux et si jeune.

Informations complémentaires

Poids 0.24 kg
Dimensions 13.34 × 1.02 × 20.32 cm

1 avis pour Stéphanette (René Bazin)

  1. Plaisir de Lire. Littérature et vie chrétienne, n° 199, juin 2022

    Cette première nouvelle fut un succès pour celui qui se lançait alors dans l’écriture en publiant sous un pseudonyme. Bienheureux roman qui, avec le suivant, lui ouvrit les portes du monde littéraire. On y découvre toute la délicatesse des sentiments, la fraîcheur de la jeunesse à qui il dédie ces pages et la légèreté du style qui feront de René Bazin un grand auteur dont on ne se lasse pas.
    Pour qui ce livre ? Un très beau récit qui offre une fresque psychologique de grand talent. Pour toutes les bibliothèques à partir de 16 ans. (Éditions du Drapeau blanc, 158 p., 2022, 10,30 €)

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