L’école à la maison, une institution divine (abbé Eugène Roquette)

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8,50 

À l’heure où l’école à la maison – l’« IEF » pour les services administratifs français – est plus que jamais menacée, il convient de comprendre pourquoi : c’est la forme d’instruction, d’enseignement et d’éducation la plus naturelle, qui s’impose par l’ordre des choses. L’abbé Eugène Roquette de Malviès va, dans ces différents chapitres, à la racine de la question.

Description

« La famille, voilà donc l’école naturelle de l’enfant, l’école providentielle, divine, nécessaire, obligatoire, le moule où il doit recevoir l’empreinte et se former. Toute autre école est arbitraire, factice, artificielle ; c’est élever un enfant au biberon quand les mamelles de la mère sont gonflées de lait, c’est jouer sa vie morale, je veux dire son éducation, et l’éducation comprend, on vient de le voir, le corps, l’esprit et l’âme, et si la pratique nous montre que la plupart des enfants élevés au biberon périssent de corps, cette même pratique nous montre bien mieux encore que la plupart des enfants élevés artificiellement hors de la maison paternelle périssent de corps, d’esprit et d’âme, c’est-à-dire perdent la santé, les principes et la grâce.
» D’où vient, en effet, notre triste, notre lamentable état social, sinon du lamentable état moral de nos classes dirigeantes, et par celles-ci de nos classes dirigées ? Et d’où vient cet état des classes dirigeantes sinon des éducations exotiques, artificielles, mercenaires ? C’est le biberon au lieu du sein maternel, c’est l’éducation inventée par l’homme substituée à l’éducation inventée par Dieu. Ces jeunes âmes reçoivent une fausse nourriture, et trop souvent un véritable poison au lieu de nourriture ; comment pourraient-elles vivre ? Elles périssent donc, et les parents étonnés s’écrient en voyant des enfants qui n’ont plus la candeur, la simplicité, la grâce, la docilité de l’enfance, mais bien la hardiesse, l’arrogance précoce de l’homme manqué : il n’y a plus d’enfants. Cela est vrai, mais pourquoi ? Parce que depuis longtemps il n’y a plus de pères, plus de parents. »

Informations complémentaires

Poids 0,150 kg
Dimensions 15,6 × 0,36 × 23,39 cm
ISBN-13

979-1093228280

Nombre de pages

62

Date de parution

Août 2022

2 avis pour L’école à la maison, une institution divine (abbé Eugène Roquette)

  1. Le Salon Beige

  2. AFS (Action familiale et scolaire), n° 284, décembre 2022

    L’école à la maison, une institution divine
    Abbé E. Roquette – Éd. du Drapeau Blanc (2022, 62 p. 8,50 €)

    Parce que les parents ont procréé, l’éducation des enfants leur est une obligation qui découle du seul fait qu’ils sont « les ministres exclusifs de Dieu », que personne ne peut remplacer. « En fait d’instituteur, de précepteur, de maître, Dieu ne connaît que le père et la mère ; c’est eux qu’Il oblige, eux qu’Il rend responsables. » (p. 24) L’éducation n’est que la suite et la conséquence obligatoire de la procréation.

    L’auteur, avec une expression aussi drue que l’est sa pensée, défend avec ardeur l’éducation domestique, toute naturelle et adaptée à l’enfant, quotidiennement au contact des réalités charnelles des siens, de son entourage, de ce qui lui est familier, de ses racines. Ces familles sont alors autant de « succursales d’Église » (p. 38), comme elles sont aussi nourricières de l’âme de la nation puisqu’elles en sont les fondations. C’est la meilleure éducation nationale qui puisse exister (p. 34).

    Quelque peu provocateur, à l’attention des Jules d’autrefois et des Vincent, Rachida et Pap d’aujourd’hui, il souligne (p. 25) que Dieu…

    « … a voulu que cette école fût absolument gratuite (autre trait de grand seigneur), obligatoire, plus encore pour l’instituteur que pour l’enfant, et enfin (ce qui achèvera de confondre nos contemporains, grands inventeurs et fondateurs d’écoles), laïque. Mais ces deux instituteurs laïques valent des prêtres et même des religieux, du moins dès qu’il s’agit de l’éducation de leurs enfants. »

    Il ne ménage pas ses critiques à l’égard de l’enseignement dispensé dans les collèges, assimilés à une caserne, un atelier, une prison, voire au bagne :

    « La surveillance comme au bagne, avec les mêmes dangers, voilà donc l’éducation moderne, l’éducation publique, celle de l’État. (p. 33) »

    Tout lecteur avisé aura saisi que c’est bien évidemment l’enseignement public et étatique qui excite la verve de notre abbé, les institutions d’Église, dont ses écoles, étant là pour soutenir la mission des parents (p. 38).

    « La famille, voilà donc l’école naturelle de l’enfant, l’école providentielle, divine, nécessaire, obligatoire, le moule où il doit recevoir l’empreinte et se former. Toute autre école est arbitraire, factice, artificielle. (p. 17) »

    Ses savoureux propos offrent une puissante méditation sur les devoirs des parents et plus particulièrement du père de famille ; ils sont un complément à l’étude schématique quelque peu austère parue dans le précédent numéro de la revue[1]. Tenus dans le dernier quart du XIXe siècle, ils ne manquent pas de sel, tant par le style et l’expression de l’auteur, la force de sa pensée que par leur actualité. De quoi se confirmer dans la conviction que…

    « … quand on a la famille et l’Église, ces deux écoles divines, qu’est-il besoin d’autres écoles ? »
    YT
    [1] AFS revue n° 283 – « L’enfant, entre famille, Église, école, État »

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